Nous avons commencé, mon épouse et moi, par boire du vin de temps à autre lors du dîner.
Quoi de plus normal !
Mais il n’a fallu que quelques mois pour que le « temps-à-autre » devienne quotidien.
Nous ouvrions tous les soirs une bouteille de vin et la terminions systématiquement (mon épouse ne prenant qu’ un ou deux verres).
Jusque là, rien d’inquiétant à nos yeux.
Notre consommation était dans la norme si on s’en réfère aux amis et aux proches.
Puis, avec l’été, on a commencé à boire un petit verre de rosé vers 18 heures car il faisait chaud et on méritait bien une petite récompense après une journée de travail…
Puis, le 18h00 est devenu 17h00 et, bien entendu, la bouteille de rosée était trop entamée que pour accompagner le dîner. Il fallait donc en ouvrir une seconde… que l’on terminait sans problème.
Il était temps de réagir.
Chaque semaine, au moment de faire les courses, on n’achetait donc que trois bouteilles, en espérant que ce serait suffisant pour la semaine mais, chaque semaine, on ressortait en acheter…. systématiquement car l’envie était là !
Bah… on fera mieux la semaine prochaine…
J’en ai un jour parlé à mon médecin qui m’a dit « essayez d’arrêter un mois et si c’est difficile, c’est qu’il y a un problème… »
Je l’ai pris au mot et les quelques premiers jours ont été difficiles.
Je ne m’y attendais pas !
Ce n’était pas insurmontable mais quand même, j’ai été surpris de voir que le vin me manquait bien plus que ce que je n’avais imaginé.
Je me suis alors arrêté pendant un an puis j’ai repris (un an c’était un bon chiffre) mais, étant en surpoids et peut-être parce que, inconsciemment, je me savais en danger, j’ai décidé d’arrêter une nouvelle fois et maintenant ça fait 3 ans sans une goutte d’alcool et j’en suis ravi.
J’ai passé par exemple 3 fois mes vacances d’été sans rosé, sans pastis, sans bière et ça n’a pas été difficile… C’est même devenu naturel. Personnellement, j’ai plus facile à ne rien boire qu’à me limiter (ce que je trouve très frustrant). Chez moi, c’est tout ou rien.
Aujourd’hui, je n’ai plus aucune frustration ni tentation. Je ne me sens pas « privé d’alcool » mais bien « libre de ne pas boire ». Mon épouse prend un verre très occasionnellement (chez des amis ou en soirée) et cela ne me fait rien. Je pense que j’étais (et je reste) un bon candidat à l’alcoolisme mais j’ai eu la chance de m’arrêter à temps !
Frédéric L.
